Trames vertes urbaines en ligne, la patte de Vocation Graphique
Galerie travaux et photos
// Dominique Sellier //
mardi 22 décembre 2009 // 16:55
Concevoir le site internet du projet"Trames vertes urbaines"conduit par le CNRS, c'était le défi qu'a dû relever la filière G4, chef de projet multimédia, de Vocation Graphique-ESANA.
Pari réussi, puisque depuis octobre 2009, ce site est en ligne. L'occasion d'un retour sur les différentes étapes d'une collaboration très fructueuse entre une école de graphisme et de design interactif et un laboratoire de recherche."Evaluer et préconiser", c'est ainsi que Teddy Arrif, chercheur au CNRS et interface "projet" avec Vocation Graphique-ESANA, définit la mission principale du programme "Trames vertes urbaines". "Nous avons comme objectif d'évaluer l'intérêt des trames vertes en milieu urbain et d'élaborer "un référentiel" à l'usage des collectivités territoriales qui doit leur donner des orientations précises en matière d'aménagement de leurs trames vertes.
Lancé en 2009 par l'ANR (Agence Nationale de la Recherche), ce programme, codirigé par 2 laboratoires, le LADYSS (Laboratoire Dynamiques Sociales et Recomposition des Espaces) et le CERSP (Conservation des Espèces, Restauration et Suivi des Populations) se poursuivra 4 ans et mobilisera 11 équipes de recherche sur l'ensemble de la France. "Notre ligne de conduite sera de croiser des regards pluridisciplinaires sur ce thème; des points de vue écologiques, mais aussi sociologiques, anthropologiques ou géographes" souligne Teddy Arrif, lui-même géographe et psychologue environnementaliste. Pour l'essentiel, il s'articulera autour de deux grandes étapes : procéder à un état des lieux aboutissant à une base bibliographique, puis permettre aux collectivités locales de se poser les bonnes questions, sur leurs besoins ou leurs attentes.
Rencontres du troisième type
Qui dit projet dit bien sûr déclinaison sur internet, mais pourquoi avoir choisi de mener ce travail avec Vocation Graphique?
Pour Nathalie Blanc, directrice de recherche au CNRS et spécialiste de l'environnement urbain, la réponse semblait aller de soi :"Je souhaitais vraiment qu'un travail soit effectué sur le visuel de ce site. Il fallait arriver à dégager une esthétique de l'environnement. La dimension artistique est souvent occultée dans ce genre de projet et je le regrette." S'en suivra une collaboration de 5 mois qui aboutira à la présentation d'un projet finalisé en juin 2009 et à sa mise en ligne 3 mois plus tard.
Le premier contact entre le commanditaire et l'école a lieu en février 2009. Ce sera l'occasion de présenter aux élèves le programme, ses enjeux, et les besoins du site, en matière de fonctionnalités, notamment web 2.0.
Fort de la mission de départ, le cahier des charges d'un futur site s'impose assez vite : "Notre demande de base était de proposer un double accès, public et privé. Le premier devait diffuser l'information sur ce programme vers le grand public et être accessible en français et en anglais. Et le second devait permettre l'échange, le partage de documents ainsi que la mutualisation de l'information entre membres du programme" précise Teddy Arrif "nous souhaitions aussi une mise en ligne simplifiée via spip."
Carte blanche pour un site vert
Ce cahier des charges sera repris et systématisé pour être présenté aux élèves en mars 2009: "Ils avaient bien compris notre démarche, notre volonté de diffuser l'information mais aussi certaines obligations de confidentialité, liées à notre travail de recherche. Je leur ai donc donné de grandes orientations et laissé carte blanche pour le reste". Début avril, c'est le lancement d'un planning très détaillé, avec un objectif pour les élèves : rendre leurs premières propositions début mai. "Durant un mois, j'ai eu de nombreux échanges avec les étudiants " se rappelle Teddy Arrif "Beaucoup de e-mails ont circulé, sur la compréhension de la recherche ou les fonctionnalités. Si les questions étaient "faciles", j'y répondais directement. Si cela soulevait des problèmes de fond, je consultais Nathalie Blanc et Philippe Clergeau, co-directeurs du programme. Avec quelques coups de fil quand les e-mails ne suffisaient plus. Fort heureusement, 3 élèves, chefs de projet, chapeautaient des sous-groupes et servaient d'intermédiaires. "
La saturation comme emblème
Début mai, le CNRS se voit proposer 3 projets de maquette et dispose alors de 15 jours pour les étudier et faire des commentaires. "Le travail qui nous a été fourni était très bon" souligne Teddy Arrif. "Côté design, la proposition de trame rappelant la saturation nous a parfaitement convenu. Elle traduisait très bien notre projet et pouvait être plus facilement généralisée qu'une option graphique de paysage. Nous avons gardé l'idée du logo et de la bande verte, pour son attractivité et son originalité. Ainsi que la typo du logo, en l'étirant légèrement. Côté contenu, les élèves avaient bien perçu l'aspect "vitrine informative" du site et nous avaient fait des propositions très pertinentes en matière de traitement de l'actualité, que nous avons gardées. Ils ont eu plus de mal à comprendre la partie "collectivités locales". Par ailleurs, nous n'avons pas retenu certaines rubriques"ludo éducatives", essentiellement pour des raisons de budget. À elle seule, une rubrique de ce type aurait coûté autant que le site dans son ensemble."
La maquette sélectionnée et le projet légèrement recadré feront l'objet d'une dernière présentation à Vocation Graphique, mi juin 2009. Suivi d'un buffet réunissant toutes les équipes.
En route vers de nouveaux jardins ?
L'opinion du CNRS sur la conduite de ce projet ? Globalement très positif : "Il y a eu un travail de préparation très riche, au niveau du design et de la recherche graphique, mais aussi en termes d'imaginaire et de design de l’information" résume Teddy Arrif, "les étudiants ont été d'une grande force de propositions dans ce domaine. Pour un chercheur, c'est important d'avoir un regard extérieur qui interagit sur ses décisions. Même si on a parfois dit non, cela nous a donné l'occasion de réfléchir à certaines propositions."
Même satisfaction chez Nathalie Blanc: "J'ai apprécié l'enthousiasme des élèves mais aussi leur bonne volonté et leur sérieux." qui précise qu'elle serait "ravie de renouveler ce type de collaboration." Et dernier avantage et non des moindres, de l'avis de tous, le travail effectué par les étudiants au niveau de la rédaction du cahier de spécifications à très grandement facilité la mission ultérieure du développeur. "J'ai rarement reçu un travail aussi abouti au niveau des détails" note Jacques Lepage développeur SPIP du site "trames vertes urbaines", "une copie d'écran pour chaque page, avec une cote de mesure au pixel près, un soin particulier apporté à la gestion des couleurs de liens, selon s'ils sont cliqués ou survolés ». Conquis par la créativité et le professionnalisme des élèves de Vocation Graphique, Jacques Lepage leur confirait volontiers la refonte du site "jardinons-ensemble.org" dont il est actuellement le webmaster.
En route pour de nouvelles aventures vertes ?
La prochaine promotion des G4 a déjà du pain sur la planche et aura, elle aussi, une belle carte de visite à mettre sur son CV.
Adresse du site : www.trameverteurbaine.com
Professeur ayant suivi le projet avec les étudiants : Gaspard Beernaert

Lancé en 2009 par l'ANR (Agence Nationale de la Recherche), ce programme, codirigé par 2 laboratoires, le LADYSS (Laboratoire Dynamiques Sociales et Recomposition des Espaces) et le CERSP (Conservation des Espèces, Restauration et Suivi des Populations) se poursuivra 4 ans et mobilisera 11 équipes de recherche sur l'ensemble de la France. "Notre ligne de conduite sera de croiser des regards pluridisciplinaires sur ce thème; des points de vue écologiques, mais aussi sociologiques, anthropologiques ou géographes" souligne Teddy Arrif, lui-même géographe et psychologue environnementaliste. Pour l'essentiel, il s'articulera autour de deux grandes étapes : procéder à un état des lieux aboutissant à une base bibliographique, puis permettre aux collectivités locales de se poser les bonnes questions, sur leurs besoins ou leurs attentes.
Rencontres du troisième type
Qui dit projet dit bien sûr déclinaison sur internet, mais pourquoi avoir choisi de mener ce travail avec Vocation Graphique?
Pour Nathalie Blanc, directrice de recherche au CNRS et spécialiste de l'environnement urbain, la réponse semblait aller de soi :"Je souhaitais vraiment qu'un travail soit effectué sur le visuel de ce site. Il fallait arriver à dégager une esthétique de l'environnement. La dimension artistique est souvent occultée dans ce genre de projet et je le regrette." S'en suivra une collaboration de 5 mois qui aboutira à la présentation d'un projet finalisé en juin 2009 et à sa mise en ligne 3 mois plus tard.
Le premier contact entre le commanditaire et l'école a lieu en février 2009. Ce sera l'occasion de présenter aux élèves le programme, ses enjeux, et les besoins du site, en matière de fonctionnalités, notamment web 2.0.
Fort de la mission de départ, le cahier des charges d'un futur site s'impose assez vite : "Notre demande de base était de proposer un double accès, public et privé. Le premier devait diffuser l'information sur ce programme vers le grand public et être accessible en français et en anglais. Et le second devait permettre l'échange, le partage de documents ainsi que la mutualisation de l'information entre membres du programme" précise Teddy Arrif "nous souhaitions aussi une mise en ligne simplifiée via spip."
Carte blanche pour un site vert
Ce cahier des charges sera repris et systématisé pour être présenté aux élèves en mars 2009: "Ils avaient bien compris notre démarche, notre volonté de diffuser l'information mais aussi certaines obligations de confidentialité, liées à notre travail de recherche. Je leur ai donc donné de grandes orientations et laissé carte blanche pour le reste". Début avril, c'est le lancement d'un planning très détaillé, avec un objectif pour les élèves : rendre leurs premières propositions début mai. "Durant un mois, j'ai eu de nombreux échanges avec les étudiants " se rappelle Teddy Arrif "Beaucoup de e-mails ont circulé, sur la compréhension de la recherche ou les fonctionnalités. Si les questions étaient "faciles", j'y répondais directement. Si cela soulevait des problèmes de fond, je consultais Nathalie Blanc et Philippe Clergeau, co-directeurs du programme. Avec quelques coups de fil quand les e-mails ne suffisaient plus. Fort heureusement, 3 élèves, chefs de projet, chapeautaient des sous-groupes et servaient d'intermédiaires. "
La saturation comme emblème
Début mai, le CNRS se voit proposer 3 projets de maquette et dispose alors de 15 jours pour les étudier et faire des commentaires. "Le travail qui nous a été fourni était très bon" souligne Teddy Arrif. "Côté design, la proposition de trame rappelant la saturation nous a parfaitement convenu. Elle traduisait très bien notre projet et pouvait être plus facilement généralisée qu'une option graphique de paysage. Nous avons gardé l'idée du logo et de la bande verte, pour son attractivité et son originalité. Ainsi que la typo du logo, en l'étirant légèrement. Côté contenu, les élèves avaient bien perçu l'aspect "vitrine informative" du site et nous avaient fait des propositions très pertinentes en matière de traitement de l'actualité, que nous avons gardées. Ils ont eu plus de mal à comprendre la partie "collectivités locales". Par ailleurs, nous n'avons pas retenu certaines rubriques"ludo éducatives", essentiellement pour des raisons de budget. À elle seule, une rubrique de ce type aurait coûté autant que le site dans son ensemble."
La maquette sélectionnée et le projet légèrement recadré feront l'objet d'une dernière présentation à Vocation Graphique, mi juin 2009. Suivi d'un buffet réunissant toutes les équipes.
En route vers de nouveaux jardins ?
L'opinion du CNRS sur la conduite de ce projet ? Globalement très positif : "Il y a eu un travail de préparation très riche, au niveau du design et de la recherche graphique, mais aussi en termes d'imaginaire et de design de l’information" résume Teddy Arrif, "les étudiants ont été d'une grande force de propositions dans ce domaine. Pour un chercheur, c'est important d'avoir un regard extérieur qui interagit sur ses décisions. Même si on a parfois dit non, cela nous a donné l'occasion de réfléchir à certaines propositions."
Même satisfaction chez Nathalie Blanc: "J'ai apprécié l'enthousiasme des élèves mais aussi leur bonne volonté et leur sérieux." qui précise qu'elle serait "ravie de renouveler ce type de collaboration." Et dernier avantage et non des moindres, de l'avis de tous, le travail effectué par les étudiants au niveau de la rédaction du cahier de spécifications à très grandement facilité la mission ultérieure du développeur. "J'ai rarement reçu un travail aussi abouti au niveau des détails" note Jacques Lepage développeur SPIP du site "trames vertes urbaines", "une copie d'écran pour chaque page, avec une cote de mesure au pixel près, un soin particulier apporté à la gestion des couleurs de liens, selon s'ils sont cliqués ou survolés ». Conquis par la créativité et le professionnalisme des élèves de Vocation Graphique, Jacques Lepage leur confirait volontiers la refonte du site "jardinons-ensemble.org" dont il est actuellement le webmaster.
En route pour de nouvelles aventures vertes ?
La prochaine promotion des G4 a déjà du pain sur la planche et aura, elle aussi, une belle carte de visite à mettre sur son CV.
Adresse du site : www.trameverteurbaine.com
Professeur ayant suivi le projet avec les étudiants : Gaspard Beernaert



Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.