diplomes niveau 2 et 3

ESANA-Vocation Graphique ecole graphisme multimedia animation 3D Paris

Vocation Graphique

ÉCOLE SUPÉRIEURE DES ARTS GRAPHIQUES, DU CINÉMA D'ANIMATION, ET DE LA CRÉATION MULTIMÉDIA

lundi 7 décembre 2009


Portrait pro : Elamine Maecha, la typographie au service d'une émotion ou d'un message

Des mots et une typo pour le dire.


« Moins le travail du typographe est visible, plus il est réussi ». Ce credo, Elamine Maecha, enseignant et designer graphique, tente depuis 3 ans de le transmettre à ses élèves de 3e année filière graphisme multimédia (G3), à Vocation Graphique. Une discipline qui ne l'aura pas empêché de jouer avec la typo et les lettres, qu'il s'agisse de travailler sur un projet de signalétique pour l'orchestre philharmonique de Strasbourg ou de participer à la redéfinition de la communication visuelle du théâtre du Châtelet, avec Philippe Apeloig.

Designer ? Architecte? Enseignant ? Elamine n'exclut rien à l'heure de choisir sa première orientation. Assez sérieusement tenté par une carrière de normalien, c'est finalement « un peu par hasard » qu'il s'orientera vers le graphisme et passera un BTS « édition, multimédia », à Lyon. La première étape d'une longue carrière d'étudiant puis de chercheur. « J'aurais pu travailler immédiatement à l'issue de cette première formation parce qu'elle m'avait donné un socle technique et que les étudiants se faisaient directement démarcher par les agences de pub. Mais ce que je souhaitais, c'était expérimenter, jouer avec la typo et les lettres. » Ses pas le porteront alors vers l'ESAD (école supérieure des arts décoratifs) de Strasbourg dont il sortira diplômé, 3 ans plus tard.

En résonances avec l'orchestre
« Choisir l'ESAD m'a permis de sentir les choses au travers de projets concrets comme le projet de signalétique pour l'orchestre philharmonique de Strasbourg.» Le défi : créer une typographie traduisant la résonance particulière d'un orchestre philharmonique Et ce, du parking au choeur, en passant par l'entrée du théâtre. « La grande difficulté, c'était de partir d'une idée qui n'était pas délirante et de la traduire dans la pratique réelle. On a dû se confronter aux résonances différentes de matériaux comme la résine, le plastique ou le béton mais aussi aux règles de sécurité. » De ce travail naîtra une nouvelle typographie : Résonances.
Délaissant momentanément la typographie, Elamine passera quelques temps à la SMFA (School of the museum of fine arts) de Boston pour s'intéresser à la vidéo et à la photo. De retour en France et son cursus achevé, son envie de rechercher et d'expérimenter n'est toujours pas assouvie. Il tentera donc d'intégrer l'ANRT (atelier national de recherche typographique) de Nancy. Et après avoir été reçu au concours d'entrée (5 heureux élus...), il restera un an dans cet établissement dirigé par Peter Keller. Jusqu'à sa fermeture à laquelle il assistera « la mort dans l'âme ».


Séverine Dousset : nouvelle webdesigneuse très à la page

Travailler en équipe, c'était le souhait de Séverine. Pari réussi. Puisque diplôme de chef de projet multimédia de niveau II (bac+3/4) en poche, elle vient d'intégrer l'équipe de RueDuCommerce pour y reprendre le graphisme de la dernière acquisition du groupe : alapage.com. L'occasion de découvrir les joies et les stress du métier dans une grosse structure, lorsque l'on sort du « cocon » de Vocation Graphique.

« Un déclic », c'est comme cela que Séverine résume sa découverte du graphisme. Après avoir choisi une voie générale (BAC ES et maths spé) « pour m'ouvrir le plus de portes possibles, n'ayant aucune idée de ce que je souhaitais faire », elle se rend au salon des formations artistiques et c'est là qu'intervient le déclic. « Avant, cela ne me parlait pas trop, mais j'ai rencontré beaucoup de profs, discuté avec beaucoup d'élèves et j'ai décidé d'entamer les démarches pour m'inscrire dans une école spécialisée. »
Après accord de ses parents « ils me font confiance », elle opte pour Vocation Graphique où elle suivra tout le cursus, de la première à la quatrième année. « En quatre ans, je suis passée de la pure découverte au monde professionnel.»

My beautiful Vocation Graphique
Ce qui lui en est resté ? D'évidence, le fait d'étudier dans une structure où l'on cocoone les élèves. « En première année, on était plutôt un pot-pourri d'élèves; certains avaient fait médecine, d'autres sortaient du lycée, mais on avait tous en commun de découvrir le graphisme, tout en ayant des niveaux différents. » Et c'est ce même sentiment de complémentarité chaleureuse qu'elle retrouve en dernière année : « Mon meilleur souvenir de G4, c'est notre classe, avec des créatifs, des développeurs web 2.0, des concepteurs... »
Côté contenu, l'étude de la gestion de projets aura marqué sa quatrième année « même si l'on avait un peu le pied sur le frein au début », et notamment le projet mené sur un site communautaire, Didooda, en équipe avec 3 autres élèves. Un bonus donc pour l'apprentissage par projets, avec une mention pour les techniques éditoriales « sur lesquelles on avait tout à apprendre ». Pas de malus. Non, seulement une très légère déception pour flash : « après trois années d'apprentissage, j'aurais aimé l'appliquer, soit à des sites existants, soit à un site personnel.»