Anthony Bourdenet, premier plongeon dans le graphisme
Que sont-ils devenus ?
// Dominique Sellier //
mercredi 2 décembre 2009 // 18:54
Quelques mois après avoir achevé sa formation de G4 à Vocation Graphique en juin 2009, Anthony gère ses premiers clients, comme graphiste free lance. Affiche pour une école de musique, catalogue d'une ligne de chaussures : il nous raconte ses premiers pas. Et nous donne ses trucs pour se lancer dans le métier.Les arts plastiques, Anthony est un peu tombé dans la marmite. Dès 7 ans il prend des cours de dessin, de modelage et découvre les plaisirs du fait main, « tout au crayon». Cette passion pour le dessin qui l'a déjà conduit à refuser les suggestions parentales de s'initier au foot ou au cheval, sera aussi à l'origine d'un autre choix : préparer un brevet technique de dessinateur maquettiste, option arts graphiques. « Cette première formation m'a appris à exercer ce métier à la main, à découvrir des techniques d'impression comme la photogravure, mais aussi les rough dessinés au feutre tria ou les techniques de développement de la photo argentique. »
Comme un élève dans une micro agence
Fort de cette première expérience, il rallie directement la deuxième année de graphisme de Vocation Graphique. « J'avais envie de connaître les arts graphiques numériques et j'ai été reçu après une sélection – entretien, book, et un test : un dessin à réaliser à partir d'une petite installation et la reproduction d'une mise en page sur InDesign. » Un séjour dans l'école qui durera 3 ans.
Son meilleur souvenir ? Sûrement son année de G4: « En travaillant sur de vrais projets professionnels, j'avais l'impression de travailler dans une micro agence où chacun a une tâche à réaliser mais dispose d'une certaine autonomie. » Particulièrement marqué par le projet de refonte du site du club de James Bond France, il a aussi apprécié de pouvoir reprendre le travail débuté en G3, en projet de fin d'études, sur un agenda numérique interactif, en tant qu'agrégateur multimédia : « En G3, j'avais plus axé mon projet sur la communication (logo, affiche, concept) et en G4 j'ai pu l'approfondir en retravaillant sa conception et en étudiant ses implications multimédia et sociologiques, en termes de fonctionnalités et d'interactivité. » Au total, cette G4 lui aura permis de se perfectionner et de mieux se préparer à l'entrée sur le marché du travail : « En fin de G3, mon book ne me semblait pas suffisant, je n'étais pas prêt à me lancer. La G4 m'a aussi appris à établir un planning et de manière générale, à m'organiser. »
Un saut en deltaplane
Un plus qui n'élimine pas totalement l'angoisse du plongeur : « En fin d'études, je me sentais un peu au bord de la falaise. Ma formation m'avait équipé d'un deltaplane mais il fallait quand même sauter. » Un léger break de vacances, un mois de septembre consacré à affiner son projet d'installation comme graphiste free lance et c'est le grand plongeon. Moins de deux mois après, Anthony peut compter sur de premiers clients et de sérieuses pistes, telles que la création . Celui qui lui tient le plus à coeur : s'occuper de la communication d'une école de musique, en création : « J'ai déjà dessiné leur logo et leur affiche et je dois réaliser leur site d'ici la fin de l'année. » Le défi dans ce domaine : rendre compte du positionnement de l'école « un lieu d'accueil pour toutes les musiques, proposant aussi bien des cours qu'un studio d'enregistrement. »
Chaussé pour l'hiver ?
Autre client, autres difficultés : pour « Croquettes and Jones », il s'agit de réfléchir au visuel de leur collection 2010. « C'est une marque de chaussures de luxe qui dispose de deux boutiques dans Paris et qui souhaitait qu'un jeune graphiste vienne leur apporter des idées neuves. Mon brief de départ, c'était : évoquer un univers anglais luxueux et masculin et un artisanat fait main. Avec pour cible, des cadres soucieux d'une élégance qui dure. » Pour eux, Anthony a déjà réalisé une maquette de catalogue, une affiche pour leurs magasins et espère que cela sera le début d'une longue collaboration. Autres réalisations à son actif : la création du site internet de Norma Béssière « www.ladameauxzebres.com » qu'il administre désormais; et des vidéos : une, pour les 10 ans de la Galerie Anatome et une pour les 20 ans de Choreia, le Centre des arts vivants. Quand on saura qu'il travaille aussi à la création sur wordpress d'un site internet dédié aux services de proximité, on comprendra que son premier plongeon a été plutôt réussi.
Et pourquoi pas les salons ?
Ses conseils? Ne pas oublier la mise au point de départ : portefolio en ligne, carte de visite et présence sur youtube, Viméo, Twitter et Delicious. Miser ensuite sur le bouche à oreille : « cela peut être les amis mais aussi le réseau des anciens élèves. Nous sommes restés en contact et c'est d'autant plus profitable que nous sommes complémentaires en termes de compétences. » Et penser aux salons : « Je suis allé au salon de l'entrepreneur avec un ancien G4, cela permet de multiplier les contacts potentiels. » S'il se souhaite à l'avenir des clients ancrés dans le domaine culturel (mairies, théâtres, musiciens...), Anthony n'exclut pas de revenir à son premier amour, la BD. Comme un rêve.
Pour en savoir plus n'hésitez pas à aller voir son portfolio : www.anthonybourdenet.fr
ou à consulter ses vidéos sur http://vimeo.com/user2486681
Ma musique à l'heure du numérique (affiche)
Fort de cette première expérience, il rallie directement la deuxième année de graphisme de Vocation Graphique. « J'avais envie de connaître les arts graphiques numériques et j'ai été reçu après une sélection – entretien, book, et un test : un dessin à réaliser à partir d'une petite installation et la reproduction d'une mise en page sur InDesign. » Un séjour dans l'école qui durera 3 ans.
Son meilleur souvenir ? Sûrement son année de G4: « En travaillant sur de vrais projets professionnels, j'avais l'impression de travailler dans une micro agence où chacun a une tâche à réaliser mais dispose d'une certaine autonomie. » Particulièrement marqué par le projet de refonte du site du club de James Bond France, il a aussi apprécié de pouvoir reprendre le travail débuté en G3, en projet de fin d'études, sur un agenda numérique interactif, en tant qu'agrégateur multimédia : « En G3, j'avais plus axé mon projet sur la communication (logo, affiche, concept) et en G4 j'ai pu l'approfondir en retravaillant sa conception et en étudiant ses implications multimédia et sociologiques, en termes de fonctionnalités et d'interactivité. » Au total, cette G4 lui aura permis de se perfectionner et de mieux se préparer à l'entrée sur le marché du travail : « En fin de G3, mon book ne me semblait pas suffisant, je n'étais pas prêt à me lancer. La G4 m'a aussi appris à établir un planning et de manière générale, à m'organiser. »
Un saut en deltaplane
Un plus qui n'élimine pas totalement l'angoisse du plongeur : « En fin d'études, je me sentais un peu au bord de la falaise. Ma formation m'avait équipé d'un deltaplane mais il fallait quand même sauter. » Un léger break de vacances, un mois de septembre consacré à affiner son projet d'installation comme graphiste free lance et c'est le grand plongeon. Moins de deux mois après, Anthony peut compter sur de premiers clients et de sérieuses pistes, telles que la création . Celui qui lui tient le plus à coeur : s'occuper de la communication d'une école de musique, en création : « J'ai déjà dessiné leur logo et leur affiche et je dois réaliser leur site d'ici la fin de l'année. » Le défi dans ce domaine : rendre compte du positionnement de l'école « un lieu d'accueil pour toutes les musiques, proposant aussi bien des cours qu'un studio d'enregistrement. »
Chaussé pour l'hiver ?
Autre client, autres difficultés : pour « Croquettes and Jones », il s'agit de réfléchir au visuel de leur collection 2010. « C'est une marque de chaussures de luxe qui dispose de deux boutiques dans Paris et qui souhaitait qu'un jeune graphiste vienne leur apporter des idées neuves. Mon brief de départ, c'était : évoquer un univers anglais luxueux et masculin et un artisanat fait main. Avec pour cible, des cadres soucieux d'une élégance qui dure. » Pour eux, Anthony a déjà réalisé une maquette de catalogue, une affiche pour leurs magasins et espère que cela sera le début d'une longue collaboration. Autres réalisations à son actif : la création du site internet de Norma Béssière « www.ladameauxzebres.com » qu'il administre désormais; et des vidéos : une, pour les 10 ans de la Galerie Anatome et une pour les 20 ans de Choreia, le Centre des arts vivants. Quand on saura qu'il travaille aussi à la création sur wordpress d'un site internet dédié aux services de proximité, on comprendra que son premier plongeon a été plutôt réussi.
Et pourquoi pas les salons ?
Ses conseils? Ne pas oublier la mise au point de départ : portefolio en ligne, carte de visite et présence sur youtube, Viméo, Twitter et Delicious. Miser ensuite sur le bouche à oreille : « cela peut être les amis mais aussi le réseau des anciens élèves. Nous sommes restés en contact et c'est d'autant plus profitable que nous sommes complémentaires en termes de compétences. » Et penser aux salons : « Je suis allé au salon de l'entrepreneur avec un ancien G4, cela permet de multiplier les contacts potentiels. » S'il se souhaite à l'avenir des clients ancrés dans le domaine culturel (mairies, théâtres, musiciens...), Anthony n'exclut pas de revenir à son premier amour, la BD. Comme un rêve.
Pour en savoir plus n'hésitez pas à aller voir son portfolio : www.anthonybourdenet.fr
ou à consulter ses vidéos sur http://vimeo.com/user2486681
Ma musique à l'heure du numérique (affiche)

Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.