Le tout couronné par 3 années de spécialisation en effets spéciaux, suivies aux arts appliqués de Lyon. Depuis, Luc Olivier exerce ses talents d’artiste graphiste 3D, en indépendant. En travaillant le plus souvent pour des sociétés de post-production ou de publicité.
Sa fonction ? De manière générale, il peut créer et réaliser des images, fixes ou animées. Mais les missions confèrent parfois au sur-mesure quand il faut répondre à des besoins précis ou intervenir à un moment donné d’une production : «il peut m’arriver d’intégrer une équipe pour une série ou un long métrage et d’avoir à faire du rendu, de la composition ou encore de mettre en place les éclairages.»

Origamis animés
Spécialiste de la 3D et des effets spéciaux, Luc Olivier est assez fier de sa participation à la campagne Origamis, réalisée par un grand opérateur de télécommunications, Orange, pour ne pas le citer…: « Sur cette opération, l’équipe créative avait déjà mis en place les personnages - des cocottes en papier-, le décor et l’histoire. Moi, je suis intervenu de la modélisation à la composition. Cela a représenté 5 jours de travail, réalisés en urgence. » Autre mission accomplie : peaufiner la présentation d’un prototype d’architecture en 3D. Ce que Luc Olivier appelle « travailler sur le rendu » : « l’architecte avait besoin de soigner la présentation de son projet auprès de sa direction. En partant des plans qu’il m’a donnés, je les ai repris et présentés d’une manière plus esthétique. En travaillant la couleur, la lumière et en veillant aussi aux cohérences de la marque. » Un rendu qui aura demandé à Luc Olivier de mobiliser Photoshop, Maya et AfterEffect.
Pour apprécier de visu, la qualité de ses interventions, n’hésitez pas à regarder Adibou, une série pour enfants, diffusée sur la 5. Il y a travaillé la couleur et l’éclairage.

Profils mixtes
Comme professeur, Luc Olivier enseigne certes la 3D, le rendu et le compositing à ces élèves. Mais il est aussi attentif à les sensibiliser à l’importance de l’hyper réactivité, indispensable dans leur futur milieu professionnel : « Dans le domaine de l’animation, peut-être plus que dans d’autres, il faut toujours rester en veille sur les nouvelles technologies. On peut être formé sur un logiciel qui sera obsolète dans 6 mois.
Aujourd’hui, Maya est le logiciel le plus utilisé dans la 3D, qu’il s’agisse de publicité ou de cinéma. Mais il sera peut-être remplacé par Oudini, très utilisé actuellement aux Etats-Unis. » Réactif mais aussi polyvalent, tel pourrait être le profil type recherché en animation : «La 3D reste un outil, pas une profession. Il ne faut pas négliger la partie artistique, créative. On apprécie plus un artiste compétent qu’un hyper technicien. Même si le profil idéal mixe les deux. On recherche surtout des personnes aptes à faire face à toutes les situations.»
Dernier conseil à ceux qui préparent leur book en vidéo, faites court : « 1,30 minute au maximum. Deux minutes c’est trop long. N’oubliez pas que ces books sont visionnés par des personnes habituées à analyser et à juger les images.
Mieux vaut faire court et précis. »

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