Portrait pro : Nathalie Pezzoli, Directrice de la création chez Plan créatif Bees’net
Infos filières et métiers
// Dominique Sellier //
jeudi 26 mars 2009 // 12:55

Après 20 ans de métier qui l’ont fait passer du print au multimédia et accompagner de nombreuses mutations technologiques, Nathalie Pezzoli occupe aujourd’hui la fonction de directrice de création en agence. Un poste où elle peut à loisir initier la création et déployer ses talents de diplomate, de négociatrice, de découvreuse de talents.
« Ma chance, c’est de m’être trouvée très souvent au début d’un processus et de pouvoir l’accompagner professionnellement ».
Percée puis mise en place de l’informatique dans les métiers de la presse dans les années 90, démarrage puis envolée d’internet dans les années 2000 : Nathalie a su être de tous les défrichages et se construire à l’occasion un profil suffisamment rare et recherché pour se permettre de choisir assez rapidement ses missions et ses clients. Entrée dans le print par le biais du graphisme, elle fait ses premières armes chez Mayday, la première entreprise d’intérim entièrement dédiée à ces métiers et « cartonne » dans ce domaine. Ses clients ? Publicis, Landor, ou Le Monde. Sa formation traditionnelle en photogravure et son savoir faire sur informatique, qu’il s’agisse de graphisme ou de maquette font merveille : « J’aidais à maquetter les pages de manière traditionnelle et en parallèle, je formais les personnes aux nouvelles maquettes sur informatique » se rappelle-t-elle. Une maîtrise de la mise en page qui ne l’empêche pas de s’intéresser et de se former à de nouveaux métiers, comme le packaging ou le photomontage. Et de prendre bien sûr le tournant internet.
Devenue directrice artistique, elle travaillera pour les filières net de Publicis ou encore EURO RSCG et accumulera progressivement les « gros clients » : ANPE, Peugeot, Dior, Nestlé. Ou encore Barbara, l’un de ses meilleurs souvenirs professionnels : «Tout en étant une petite PME familiale, cette société a osé prendre le risque de faire réaliser un site un peu sexy, joliment baptisé – barbarabeauxseins.com- qui zoomait en page d’accueil sur une poitrine, avec les mentions « version française » et « version anglaise sur chaque sein. »
Eleveuse de jeunes talents
Depuis 3 ans, Nathalie a quitté sa chère indépendance pour intégrer Plan créatif Bees’net, la filiale web de l’agence Plan créatif : « J’avais envie d’évoluer mais surtout de transmettre mon savoir » souligne-t-elle. Son rôle au poste de directrice de la création ? Avant tout « initier la création graphique qui saura porter toutes les ambitions et les valeurs des projets, traduisant les orientations stratégiques conçues par l’agence » et celui de « tampon » entre ses clients et ses créatifs : « Comme tous les créatifs, ils sont très susceptibles. Pour eux, c’est difficile d’accepter une modification dans leur travail. Ils se sentent facilement atteints, remis en cause. Moi je suis là pour les protéger des réflexions des clients.»
Protéger ses créatifs mais aussi les encourager, les orienter sans qu’ils s’en rendent compte c’est aussi tout l’art que requiert cette fonction : «En donnant un brief de départ, j’essaie de ne pas délimiter trop les choses pour ne pas brimer leur création. Il faut juste leur éviter le hors sujet. C’est toujours plus facile de recadrer une créativité qui va trop loin que de la rajouter quand elle manque. » Cette créativité, il faut aussi savoir la vendre auprès des clients. Au début bien sûr, mais aussi tout au long du circuit de validation. Et une fois les décisions prises, il faut savoir trouver les mots, notamment auprès des créatifs pour leur faire adopter des compromis. « La maturité m’a donné la capacité à prendre de la distance » reconnaît-elle, « j’essaie de leur faire comprendre que pour sauver le plus important, il faut lâcher le reste. Une marque se préoccupe de visibilité. Chaque chose posée peut lui nuire. On ne peut donc rien faire à la légère. Je leur apprends aussi à se concentrer sur l’idée de la marque et à réfléchir au fait que l’on s’adresse à un grand public.» Et que de gros budgets sont en jeu : de 50 000 à 500 000 € pour un gros site.
A la recherche des perles rares
Autre aspect et non des moindres du métier de Nathalie : répondre aux appels d’offre. Ce qui implique à la fois une aptitude à concevoir le projet réponse et une bonne maîtrise de la construction de réseaux de collaborateurs ponctuels. Pour ne jamais être à court de perles rares, Nathalie scrute les sites, rencontre de nombreux postulants, passe en revue les books, est présente dans les réseaux sociaux et participe aussi à des jurys d’école. C’est ainsi qu’elle a rencontré une jeune diplômée de Vocation Graphique, Betty, très talentueuse sur laquelle elle vient de « flasher ». Et qui est venue récemment renforcer son équipe de 6 collaborateurs.
Les projets dont elle est fière
Nathalie est fière d’être, avec son équipe, à l’origine de la création graphique de beaux projets menés au sein de plan créatif Bees’net. www.edf.fr ; www.edf.com ; http://www.servicesalapersonne.gouv.fr/ANSP.cml ; www.womens-forum.com/ ; ou www.linoleumxf.com/ ; et tout récemment, le site lancé pour les vœux de la nouvelle année www.feuquelacrise.com/
Percée puis mise en place de l’informatique dans les métiers de la presse dans les années 90, démarrage puis envolée d’internet dans les années 2000 : Nathalie a su être de tous les défrichages et se construire à l’occasion un profil suffisamment rare et recherché pour se permettre de choisir assez rapidement ses missions et ses clients. Entrée dans le print par le biais du graphisme, elle fait ses premières armes chez Mayday, la première entreprise d’intérim entièrement dédiée à ces métiers et « cartonne » dans ce domaine. Ses clients ? Publicis, Landor, ou Le Monde. Sa formation traditionnelle en photogravure et son savoir faire sur informatique, qu’il s’agisse de graphisme ou de maquette font merveille : « J’aidais à maquetter les pages de manière traditionnelle et en parallèle, je formais les personnes aux nouvelles maquettes sur informatique » se rappelle-t-elle. Une maîtrise de la mise en page qui ne l’empêche pas de s’intéresser et de se former à de nouveaux métiers, comme le packaging ou le photomontage. Et de prendre bien sûr le tournant internet.
Devenue directrice artistique, elle travaillera pour les filières net de Publicis ou encore EURO RSCG et accumulera progressivement les « gros clients » : ANPE, Peugeot, Dior, Nestlé. Ou encore Barbara, l’un de ses meilleurs souvenirs professionnels : «Tout en étant une petite PME familiale, cette société a osé prendre le risque de faire réaliser un site un peu sexy, joliment baptisé – barbarabeauxseins.com- qui zoomait en page d’accueil sur une poitrine, avec les mentions « version française » et « version anglaise sur chaque sein. »
Eleveuse de jeunes talents
Depuis 3 ans, Nathalie a quitté sa chère indépendance pour intégrer Plan créatif Bees’net, la filiale web de l’agence Plan créatif : « J’avais envie d’évoluer mais surtout de transmettre mon savoir » souligne-t-elle. Son rôle au poste de directrice de la création ? Avant tout « initier la création graphique qui saura porter toutes les ambitions et les valeurs des projets, traduisant les orientations stratégiques conçues par l’agence » et celui de « tampon » entre ses clients et ses créatifs : « Comme tous les créatifs, ils sont très susceptibles. Pour eux, c’est difficile d’accepter une modification dans leur travail. Ils se sentent facilement atteints, remis en cause. Moi je suis là pour les protéger des réflexions des clients.»
Protéger ses créatifs mais aussi les encourager, les orienter sans qu’ils s’en rendent compte c’est aussi tout l’art que requiert cette fonction : «En donnant un brief de départ, j’essaie de ne pas délimiter trop les choses pour ne pas brimer leur création. Il faut juste leur éviter le hors sujet. C’est toujours plus facile de recadrer une créativité qui va trop loin que de la rajouter quand elle manque. » Cette créativité, il faut aussi savoir la vendre auprès des clients. Au début bien sûr, mais aussi tout au long du circuit de validation. Et une fois les décisions prises, il faut savoir trouver les mots, notamment auprès des créatifs pour leur faire adopter des compromis. « La maturité m’a donné la capacité à prendre de la distance » reconnaît-elle, « j’essaie de leur faire comprendre que pour sauver le plus important, il faut lâcher le reste. Une marque se préoccupe de visibilité. Chaque chose posée peut lui nuire. On ne peut donc rien faire à la légère. Je leur apprends aussi à se concentrer sur l’idée de la marque et à réfléchir au fait que l’on s’adresse à un grand public.» Et que de gros budgets sont en jeu : de 50 000 à 500 000 € pour un gros site.
A la recherche des perles rares
Autre aspect et non des moindres du métier de Nathalie : répondre aux appels d’offre. Ce qui implique à la fois une aptitude à concevoir le projet réponse et une bonne maîtrise de la construction de réseaux de collaborateurs ponctuels. Pour ne jamais être à court de perles rares, Nathalie scrute les sites, rencontre de nombreux postulants, passe en revue les books, est présente dans les réseaux sociaux et participe aussi à des jurys d’école. C’est ainsi qu’elle a rencontré une jeune diplômée de Vocation Graphique, Betty, très talentueuse sur laquelle elle vient de « flasher ». Et qui est venue récemment renforcer son équipe de 6 collaborateurs.
Les projets dont elle est fière
Nathalie est fière d’être, avec son équipe, à l’origine de la création graphique de beaux projets menés au sein de plan créatif Bees’net. www.edf.fr ; www.edf.com ; http://www.servicesalapersonne.gouv.fr/ANSP.cml ; www.womens-forum.com/ ; ou www.linoleumxf.com/ ; et tout récemment, le site lancé pour les vœux de la nouvelle année www.feuquelacrise.com/


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