Les Pianissimes, c’est d’abord une bande d’amis mélomanes, particulièrement amoureux du piano. Leur envie ? Mettre en commun leur savoir faire et leurs carnets d’adresses pour permettre à de jeunes artistes de se faire connaître.
Leur idée ? Organiser des concerts moins formels et moins compassés que les concerts classiques pour permettre aux artistes de sortir de leur isolement. Et aussi, donner l’occasion à de nouveaux publics de découvrir cette musique. Pour organiser leur premier festival en 2006, le lieu est vite choisi, ce sera Saint Germain au Mont d’Or, un petit village entre le lyonnais et le beaujolais. Après seulement deux ans d’existence, ce festival d’été a accueilli en 2008 une centaine de personnes via 8 concerts. Le classique tient évidemment la vedette mais une petite place est réservée au jazz. Pour sa quatrième édition, à l'été 2009, dix concerts sont prévus sur cinq sites différents.
(Photo : Olivier Bouley, Vice-Président de l'association Dièse)

Séduire les non initiés

Mais la grande nouveauté de la saison 2008-2009, ce sera le lancement de la « Saison des Pianissimes ». Désormais, un concert sera proposé tous les mois, une fois à Paris, une fois à Lyon. « Nous avons conservé le même choix que précédemment en ce qui concerne les salles de concert » précise Olivier Bouley «sans être trop petites, elles doivent être plus conviviales et plus intimistes que les salles institutionnelles pour permettre au pianiste de discuter avec son public ». Des « after » sont prévues à cet effet ! Au-delà d’un nouveau type d’espace, Les Pianissimes souhaitent rallier au concert classique un nouveau type de public. Les jeunes tout d’abord et même les très jeunes. « Nous avons mis au point une série d’ateliers pédagogiques avec les élèves des classes des environs de chaque concert. Du CE1 à la troisième, ils peuvent assister aux répétitions, écouter mais aussi poser des questions. Notre expérience nous a prouvé que c'est durant ces jeunes années que le goût prend forme, et qu'il suffit d'une expérience réussie pour enclencher ensuite un processus de curiosité personnelle» analyse Olivier Bouley.
Autre public visé, les plus démunis. « Nous menons une action en partenariat avec une autre association « Culture du cœur », parrainée par Philippe Torreton. 10 places au minimum seront réservées à chaque spectacle et redistribuées via des réseaux sociaux ».
C'est à Paris qu'a été inaugurée cette saison 2008-2009, avec un concert au théâtre de l'Athénée (Malte Martin, célèbre graphiste, a réalisé toute la communication de ce théâtre), le 19 décembre dernier.
Pour accompagner tous ces nouveaux développement, l'association Dièse a choisi de miser sur la communication high tech : emailing d'informations, réalisations de vidéos clips et de mini interviews déposées sur Youtube ou refonte de ses deux sites internet en un seul. « Nous souhaitons axer notre communication sur une thématique « partager la passion du piano » note Olivier Bouley « et en profiter pour repositionner notre image et simplifier notre logo
C'est sur cette base que les étudiants en graphisme multimédia de Vocation Graphique se sont vus remettre un cahier des charges il y a 1 mois. Avec comme mission la définition d'une nouvelle charte graphique pouvant se décliner sur tous les supports de communication de l'association (site, programmes, flyers, brochures, affiches, invitations...). La deadline ? Le mois de janvier 2009:« Tout doit être prêt pour début juin » rappelle Olivier Bouley.

Une communauté de talents
« En nous adressant à une école formant de jeunes graphistes, nous avons choisi de faire travailler sur ce projet des personnes dont nous pensons qu’elles partagent la culture des gens que nous souhaitons toucher » précise Olivier Bouley. «Hormis cette proximité culturelle, en nous adressant à Vocation Graphique, nous savions que nous pouvions tabler sur un certain niveau de compétences, à la fois graphiques et techniques permettant d'aboutir à un niveau de sophistication, indispensable lorsque l'on est présent dans ce domaine. Le défi est important. Au plan de la communication, nous devons êtes attractifs pour les jeunes et les non initiés, sans effrayer les mélomanes. C'est pour cela que nous avons souhaité nous associer à une communauté de talents.»

Gageons que nous pourrons bientôt vous présenter les premiers fruits de cette collaboration.