« Shake my Bed » sur FaceBook
Deuxième gros chantier, les commandes groupées. Le BDE se charge désormais de fournir à des prix compétitifs différentes fournitures, comme les cahiers, les gouaches, etc. D'autres projets ? Les idées ne manquent pas : organiser un voyage en Europe, planifier un week end dans une base de loisirs proche de Paris ou encore monter un réseau avec d'autres bureaux d'écoles, graphiques ou non. Le projet qui devrait voir le jour le plus rapidement, c'est la vente de tee-shirts arborant le slogan du BDE : « Shake my Bed ». « Avec ce jeu de mots » précise Julien, « on voulait inviter les étudiants à se réveiller, à se secouer, à se bouger. » Pour donner un logo à ce joli slogan, le BDE a par ailleurs organisé un concours. Gagné de main de maître par Lucas Veil, étudiant en quatrième année de graphisme. Soucieux de communication, le BDE a aussi pris soin d'ouvrir son espace sur FaceBook. « Tous les élèves peuvent ainsi avoir au moins un ami sur FaceBook et cela nous permet aussi de relayer des informations » précise Julien. Prochaine étape : déposer un autre profil sur hotmail.
En entrepreneurs avisés, Julien, Tony et toute l'équipe du BDE se préoccupent aussi de rechercher de futurs sponsors : « On aimerait pouvoir obtenir des visites gratuites de musées » indique Julien, « ou encore permettre aux étudiants d'assister à des « ateliers formes ». « Entreprenants et motivés, les « dirigeants » actuels du BDE ne cachent pourtant pas que leur vœux le plus cher serait de « passer le relais » aux nouveaux arrivants.

Le graphisme dans la tête et dans les mains
Comme Tony, Julien trouve en effet son agenda un peu surchargé. S'il se réjouit de la multiplicité des projets qui l'attendent comme étudiant de G2 « des affiches, de la mise en page, un projet en commun avec les G4 qui nous permet de travailler sur les « végétaliens », un site web qui doit présenter le développement durable », Julien aimerait avoir tout le temps nécessaire à leur consacrer. Comme cela avait été le cas l'année dernière lorsqu'il avait travaillé sur un projet d'affiche, militant pour la presse payante : « j'avais représenté un entonnoir avec beaucoup d'articles. Et un slogan : « Le monde est complexe, décryptons le ensemble. Vous aussi, entrez dans la grande famille des lecteurs de presse payante ». Agréablement surpris de devoir tout réaliser à la main, Julien a découvert à cette occasion la technique d'impression du « transfert ». « Plus jeune, je pensais que le graphisme c'était l'ordinateur et le web, maintenant je me rends compte que le graphisme c'est essentiellement dans la tête et dans les mains. »
Cette année, Julien se préoccupe aussi de trouver un stage « plutôt dans une petite structure ». Histoire d'y mettre un premier pied. Pour un CDD durant les vacances ou plus, si affinités. Fan de Moebius et de Druillet dont il admire les ambiances sombres, Julien garde à l'esprit son « petit coin de rêve » : créer sa propre bande dessinée. « quand les choses auront mûries, pas pour le principe d'en faire une. »

Pour l'heure, priorité à la formation dans un domaine qui le passionne. Ce qui a déjà l'avantage de rassurer son père : « Au début, il était un peu inquiet de me voir suivre une filière de graphiste. Aujourd’hui, il me voit m'épanouir et il l'accepte totalement. » Que souhaiter de mieux.