Savoir manager et être à l'écoute du client

“Si la création reste présente dans mon quotidien, être directrice artistique c’est avant tout avoir beaucoup de responsabilités vis-à-vis de l’agence, beaucoup de projets à gérer et une équipe à manager.” Modérer sa spontanéité, une des qualités du DA c’est la diplomatie. En interne et en externe. “Face au client, il faut adapter sa manière de fonctionner : certains savent ce qu’ils veulent et les briefs sont clairs, mon rôle consiste alors à capter la meilleure image. Mais cela reste rare. Il faut le plus souvent creuser sans être submergé. Trop d’information tue l’inspiration, il faut quelquefois savoir se limiter. Je marche beaucoup à la décantation.”

Se préparer le plus tôt possible

“ Les cours ne permettent que d’effleurer les sujets (print et multimédia), si on ne se prend pas en charge pour aller plus loin et mettre en pratique le peu que l’on sait, on est très rapidement dépassé.”
Pendant le temps de sa formation, Aurélie reste à l’écoute du monde qui l’entoure, elle collectionne fébrilement flyers, prospectus, catalogues, pratique une veille technologique méthodique, fréquente assidûment les musées :
“Il faut rester ouvert à toutes les formes d’art, tout est bon à prendre depuis une expo au Louvre jusqu’à l’idée trouvée dans un magazine vieux de 5 ans”.
Le plus grand danger qui guette les étudiants c’est l’académisme, rester sur des books trop scolaires et reculer le plus longtemps possible le moment où il faudra entrer en contact avec le milieu professionnel.
“On doit travailler pour soi, et non pour les profs, et toujours garder à l’esprit qu’on ne sera pas libre de faire exactement ce qu’on veut”.

Etre entreprenant

Pour appréhender au mieux sa sortie de l’école, elle prend les devants en transformant son stage de 1ère année (G2) : 5 semaines c’était trop court ! J’ai proposé mes services pour 2 mois”.
Un bon moyen de se faire connaître et de découvrir le métier. C’est grâce à cet épisode qu’elle décrochera ses tous premiers boulots en indépendante.

Etre au contact du monde professionnel le plus tôt possible

A l’issue de la formation et fraîchement diplômée, Aurélie opte pour un statut freelance, “je ne me suis pas considérée comme DA mais comme graphiste, un terme générique qui englobe énormément de choses”. Aucune place à la routine : “On ne s’ennuie jamais, on ne fait jamais la même chose quelques soient les sujets. On nous a dit à l’école de trouver un style, une patte qui nous rendrait unique... moi je ne voulais pas, je voulais toucher à tout !”.

Aujourd'hui, Aurélie à rejoint l'agence de Patrick Charni.

Retrouver l'interview complète d'Aurélie Vandestocke dans "Que sont-ils devenus ?"