Depuis quelques années, des historiens de l’art, telle que Rose-Marie Barrientos qui est récemment intervenue à Vocation Graphique, travaillent en collaboration avec des artistes actuels autour de la notion « d’entreprise critique ».
A la fois structures et œuvres d’art en elles-mêmes, initiées par des artistes seuls ou regroupés en collectifs, les entreprises critiques questionnent, à travers leur organisation, leur fonctionnement et leur production artistique, la démarche, la structure et l’activité des grandes entreprises.
Véritable phénomène de l’art actuel, héritage des années 1960 (avec la N.E. Thing Company de Iain Baxter& ou le travail de Warhol), l’entreprise critique acquiert progressivement une reconnaissance en tant que mouvement artistique à part entière.
Comment se traduit cette synthèse entre l’art et l’entreprise ?
Rencontre avec l’une des valeurs montantes de la scène artistique contemporaine, Benjamin Sabatier. Concepteur de projets, initiateur de l’entreprise IBK (International Benjamin’s Kit), cet artiste nous a ouvert les portes de son atelier parisien. Il nous a invités à découvrir une pratique foisonnante, fondée sur le détournement des habitudes de consommation et des pratiques industrielles, et révélant ainsi les limites et les ambiguïtés de notre société et du monde de l’art.