les 3 directeurs associés de NOVATIX, de gauche à droite Aurélien Goutal, Romuald Cornillard, Yann Fressignaud
“...Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années...”

“... Au Lycée, j’avais déjà une passion pour internet. Quand un ami m’a proposé de collaborer à un site, j’ai tout de suite accepté ...” : comment ne pas être immédiatement impressionné par la maturité que Yann dégage du haut de ses 22 ans. Son calme. Sa simplicité à organiser les faits dans le passé. Tout s’y ordonne comme si tout allait de soi. Captivé par l’aspect graphique de ses premières réalisations, il se documente et devient rapidement un autodidacte averti. Presque un professionnel ...

“Je cherchais une école pour valider mon savoir et le sanctionner par un diplôme” ... Ah, mauvaise manie des Français de ne croire qu’au diplôme ! “Quand j’ai rencontré Pascale Neveu [Directrice Pédagogique et Directrice Associée de Vocation Graphique, ndlr] j’avais déjà un book très étoffé par des projets et des réalisations personnels.L’école s’est révélée être une belle opportunité pour moi ! La voix de passage obligée pour acquérir et valider une double expérience. "Mes études en alternance m’ont permis de travailler pour Openaxe, une entreprise au sein de laquelle j’étais en charge de missions d'infographie et d'intégration avec l'équipe de création."

"Je garde un bon souvenir de l’ambiance et de l’esprit de collaboration qui régnaient entre les élèves et les professeurs avec qui je suis d'ailleurs resté en contact.” (C’est là qu’il recrute aujourd'hui ses stagiaires). Un beau bagage en somme ! Tous les aspects de la communication. Une bonne connaissance des chaînes de réalisation et de production.

De l’école à l’agence en passant par les copains !

A la sortie de l’école, Yann opte pour le statut de Freelance parce que la démarche lui semble naturelle : “j’avais la liberté de concevoir et une base de clientèle; le bouche à oreille fonctionnait bien...”. Tout cela dure 1 an et demi.
Mais Yann a des projets en tête. Sa réserve affichée doit bien cacher un talent d'organisateur, de leadership même, car il monte à l’issue de ces 18 mois une agence de communication !
Aurélien Goutal, un ami d’enfance tout juste sorti d’une école d’ingénieur et Romuald Cornillet, partenaire de certains des sites de Yann sont de la partie. “Nous étions parfaitement complémentaires, Aurélien pour la technique, Romuald pour le marketing et moi pour la gestion de projet et le graphisme ...”. Attention ! Si l’âge moyen de ces trois-là est de 23 ans, ce ne sont pas des têtes brûlées : “Nous savions que le statut de Freelance avait ses limites en terme de chiffre d’affaire. Nous nous sommes concertés pendant 3 mois pour réfléchir à l’entreprise que nous voulions. Nous avons passé au peigne fin :

  • le business plan,
  • les méthodes de travail que nous souhaitions innovantes,
  • l’intranet pour gérer le workflow de l’entreprise..."

Trois mois sans rentrées d’argent mais riches d’une réflexion indispensable sur l’avenir. Nos 3 larrons ont aussi su frapper aux bonnes portes, en profitant de la pépinière d’entreprises de Saint-Maur-des-Fossés, par exemple.

Cibles, coeur de cibles, et arme secrète ...

Lancés dans le “business”, même bien préparés, il n'empêche qu’il reste encore beaucoup d’obstacles à franchir pour ces jeunes. Affronter le regard des clients par exemple. Comment les approcher et réussir à convaincre ? Yann répond le plus simplement du monde : “...notre arme secrète, c’est Romuald. Il a 24 ans, il se présente aux clients avec un argumentaire bien étudié et des références qui savent rassurer. Nous proposons une réelle expérience, une réelle expertise, des produits et des services qui ont fait leurs preuves ... Etre jeune n’est pas pénalisant : nous vendons des technologies jeunes. C’est finalement un avantage”.

Notre marché est national. Nos budgets tournent autour des 6000 euros. Notre forte valeur ajoutée tient à la qualité de notre gestion de projet qui se matérialise par un intranet spécialement étudié pour nos besoins.

Le précieux outil élaboré par la bande est composé de plusieurs modules :

  • Gestion des connaissances pour une meilleure gestion des savoirs.
  • Gestion du temps, pour mieux surveiller l’évolution de chaque projet et identifier les éventuels débordements et erreurs de chiffrage.
  • Gestion commerciale qui s'utilise comme un logiciel CRM [Customer Relationship Management ou en français, Gestion des Relations Client, ndlr].
  • Gestion de retours-client pour en garder les traces et s’assurer qu'ils ont été pris en compte.
  • Un annuaire interne.

A l’occasion du déclenchement d’une nouvelle mission des tickets sont émis et attribués en fonction des connaissances, des compétences et des plannings de chacun.
De plus, le client peut accéder et suivre en temps réel l'évolution de son projet : c’est un formidable outil de traçabilité qui participe à la mise en valeur de la qualité de la prestation et de la relation-client.“Nous envisageons une commercialisation, mais il nous faudra d’abord penser à mieux packager le tout...”

Yann Fressignaud en plein travailGérer au quotidien une entreprise en pleine expansion ...

S’il fallait un gage de la réussite de leur “petite entreprise” nous nous limiterions à la taille de leur locaux : 25 m2 à leurs débuts il y a 2 ans pour atteindre 70 m2 à l’heure actuelle. Novatix emploie 7 personnes. "Les prises de décisions se font à 3 dans le cadre de la gérance. L’administration est l'affaire de Romuald, chacun s’occupe de son pôle : management, RH ...".

Des marchés restent à conquérir : “Pour le moment nous ne gérons pas les contenus. Nous délivrons des solutions WYSIWYG [ What you see is what you get ! ndlr], c’est un avantage dans la mesure où cela nous permet de maîtriser les coûts et respecter les budgets. Mais nous n’avons pas fermé la porte à l’idée de nous développer dans cette direction...” La grande affaire du moment pour NOVATIX, c’est la mise au point d’un CMS [Content Management System, ndlr] doté d’une arborescence dynamique : AZOLEA. Cette solution propriétaire qui sera commercialisée à la rentrée devrait, d’après Yann, faire la différence grâce à sa stabilité, sa compétitivité et une modularité “sur mesure” pour tous ceux qui la choisiront.

3 garçons dans le vent !

Quand on évoque le terme de success story, Yann sourit et ajoute “...il n’y a pas de fierté à avoir ou de gloire à tirer. Je ne veux pas me reposer sur mes lauriers...”. Garder la tête froide et penser à ses responsabilités de chef d’entreprise! L’état du marché ne l’inquiète pas outre mesure : “le temps des colosses aux pieds d’argile est révolu et l’on sent bien une certaine maturité des clients vis-à-vis d’internet; leurs exigences sont de plus en plus pointues et certains d’entre eux sont au fait de la technique. De plus, la demande de CMS ne cesse de croître ...”.

Aux jeunes qui veulent se lancer dans une telle aventure, Yann conseille de réfléchir tout particulièrement au business plan. “Avant, il faut savoir où l’on va et comment on va le faire ! Pendant, il faut être rigoureux, discipliné et croire en son projet. La concurrence est forte mais elle est très variée allant de l’amateur à la très grande agence. Il y a encore de la place...